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San Francisco, la surprenante: Entrevue avec Marie-Joëlle Parent

par The Storytellers MTL
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Étant une grande source d’inspiration par son parcours différent, son audace et ses écrits tellement pertinents, j’étais vraiment heureuse lorsque Marie-Joëlle Parent a accepté notre proposition d’entrevue pour nous parler de sa ville, San Francisco. Auteure prolifique et fondatrice de la série 300 raisons d’aimer, journaliste accomplie et créatrice innovatrice, MJ est une femme authentique aux 1001 talents. Du Québec à New York jusqu’en Californie, Marie-Joëlle est une globe-trotteuse moderne qui sait s’imprégner de la culture locale comme nulle autre. Citoyenne du monde, elle sait dénicher les endroits secrets les plus étonnants qui seront le clou de ton escapade mémorable.

Partageant le même prénom et la passion des voyages, je ne me gêne pas pour dire que c’est une de mes #girlboss préférées! Découvre-la davantage à travers ses coups de coeur pour la fabuleuse ville de San Francisco dans cette entrevue exclusive!

 
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Quel type de voyageuse es-tu?

Aventurière, curieuse et hyperactive. Quand j’arrive dans une ville, je veux tout voir. Je marche du matin au soir. J’aime aussi découvrir une nouvelle ville à vélo, c’est le meilleur moyen selon moi d’être efficace. Je me prépare beaucoup avant un voyage, je lis des tas d’articles sur l’endroit, je consulte des blogues, Instagram et Pinterest, je sauvegarde des lieux dans Google Maps. Je veux savoir quels sont les trésors cachés. J’ai la chance d’avoir un réseau d’amis qui a beaucoup voyagé alors je me fie beaucoup à leurs recommandations.

Une fois sur place, j’aime me perdre dans les rues, parler aux gens, leur demander quels sont leurs endroits préférés. Je veux me sentir comme une “local”. J’aime aller à la rencontre des personnages qui animent une ville et lui donnent son âme. Je prends beaucoup de photos et j’adore partager mes découvertes sur les réseaux sociaux.

 

Nomme un fait cocasse que la plupart des gens ne connaissent pas à propos de ton parcours de voyageuse.

J’ai été mannequin de l’âge de 17 à 21 ans pendant mes études. Ça m’a permis de voyager partout et découvrir des endroits où je ne serais jamais allée aussi jeune, comme Dubaï, Beyrouth ou Istanbul. J’ai passé 4 mois seule en Allemagne à passer des auditions aux quatre coins de la ville alors que je ne parlais pas un mot d’anglais. Ça force la débrouillardise.

 

Quel est ton endroit secret préféré à San Francisco?

J’ai toujours pensé qu’il y avait deux villes aux États-Unis où je vivrais sans problème : New York et, à l’autre bout du continent, San Francisco. Après avoir passé 9 années inoubliables à New York, me voilà maintenant installée à San Francisco depuis le mois d’octobre dernier. Mon endroit préféré est dans la partie ouest de la ville, celle qui longe l’océan Pacifique. Au parc Land’s End, on retrouve les ruines de Sutro Baths, un impressionnant complexe de piscines intérieures imaginé par l’immigrant allemand Adolph Sutro, un millionnaire qui a fait fortune dans l’industrie minière et qui a été maire de San Francisco à la fin du 19e siècle. Il ne reste plus que quelques murets et escaliers de béton, un tunnel et un plan d’eau, mais il est facile de s’imaginer à quel point cet endroit devait être enchanteur. J’aime aller m’asseoir sur un des murets en fixant l’océan, on a l’impression de découvrir un paradis perdu.

 

Quel est le plat originaire de San Francisco que tu préfères et où peut-on le déguster?

S’installer au petit comptoir de Swan Oyster Depot dans le quartier Nob Hill est l’expérience san-franciscaine ultime. On y mange huîtres, salade de crevettes, homard, pieuvre, sashimi de pétoncles, saumon fumé, ou encore leur spécialité, le crabe de Dungeness. Les habitués savent qu’il faut aussi demander la carcasse (crab back) pour y tremper son morceau de pain au levain dans le gras délectable du crustacé. On déguste le tout avec un verre de sauvignon blanc et on se laisse imprégner du charme des lieux. On jase avec les sympathiques serveurs moustachus et on admire les nombreuses photos jaunies sur les murs. Il est rare de trouver un endroit plus authentique. Ouvert depuis plus de 100 ans, cet établissement est toujours aussi populaire, alors attendez-vous à faire la file. C’était d’ailleurs un des endroits préférés d’Anthony Bourdain :(.

 

Décris-nous une journée typique de ta ville coup de coeur.

Le samedi et ou dimanche, j’aime commencer la journée par une marche à Crissy Field, l’ancien terrain d’aviation sur le bord de la Baie avec vue sur le Golden Gate Bridge. Toute la ville semble y promener ses chiens, un vrai paradis canin. Je m’arrête ensuite pour bruncher à la terrasse de Rose’s Cafe dans le quartier Cow Hollow. Je vais ensuite à un des nombreux marchés fermiers de la ville.  En après-midi, si l’envie me prend, j’essaie un nouveau cours de yoga. L’application ClassPass me permet d’essayer plein d’entraînements différents. Le soir, je débouche une bonne bouteille de Pinot entre amis dans ma cour avec vue sur le Bay Bridge ou j’essaie un nouveau resto.

 

Quel est ton quartier préféré et pourquoi?

North Beach! C’est un quartier traditionnellement italien, où a éclos la Beat Generation dans les années 1950. On y retrouve encore des personnages authentiques, particulièrement au Caffe Trieste, une des dernières bulles bohèmes de San Francisco. C’est aussi le plus vieux café de la ville et le plus vieux bar à espresso de toute la côte ouest. Fondé en 1956 par un immigrant italien, il sert depuis de club social aux écrivains, poètes et artistes. Francis Ford Coppola y a écrit en partie The Godfather. Son portrait est accroché au-dessus de la table de mosaïque, où il a bûché sur le scénario.

 

Que préfères-tu photographier à SF?

À New York, j’aime surtout photographier les New-Yorkais, mais à San Francisco, je suis plutôt attirée par l’architecture qui est très diversifiée, les paysages et la flore incroyable. Ce sont surtout les couleurs qui m’attirent.

 

Comment décrirais-tu cette ville en un mot?

C’est impossible! Mais le premier mot qui me vient en tête est contraste. Contraste entre millionnaires et pauvres, entre une ville riche en histoire et une ville qui a déjà un pied dans le futur, entre startups et méga compagnies, entre chaud et froid dans la même journée, entre soleil et brume, entre océan et montagnes, entre vieux hippies et jeunes techies…

Quand je pense à San Francisco, je pense à son rythme de vie agréable, au bruit des cornes de brume guidant les bateaux dans l’épais manteau de fog, au vent fou qui se met à souffler vers 14h dans The Mission, à la nappe de brouillard qui dévale les collines à l’ouest de Divisadero Street, à la proximité de la nature, aux forêts d’eucalyptus en pleine ville, aux escaliers fleuris que l’on découvre au hasard, aux immeubles Art déco et aux maisons victoriennes, à l’énergie créative de ses habitants et à leur obsession pour les costumes et les produits bio… Les San Franciscains sont à l’avant-garde du mouvement écolo, des découvertes numériques et d’à peu près tout, en fait. Ils sont militants, progressistes, passionnés, solidaires, rêveurs, pionniers et artisans. Et ils sont habités par leur ville. Ici, le mouvement locavore a été hissé au rang de religion.

 

Quel est ton moment préféré pour être à San Francisco? Pourquoi?

Les mois de septembre et octobre parce que ce sont les plus chauds. L’été n’est pas en juin et juillet à San Francisco, mais plutôt en septembre et octobre. Le brouillard se forme surtout au début de l’été, quand le courant froid venu de l’océan Pacifique entre en contact avec l’air chaud de la vallée centrale de la Californie, d’où les expressions May gray et June gloom. Au petit matin, la ville est alors plongée sous un épais manteau brumeux qui se dissipe normalement en après-midi, avant de revenir en fin de journée.

 

Nomme un lieu surestimé de la métropole californienne.

Le quartier Fisherman’s Wharf! DON’T GO THERE. C’est l’équivalent de Times Square, mais à San Francisco. C’est rempli d’attrape-touristes.

 

Qu’est-ce qui t’émerveille le plus de SF?

Les différents points de vue du haut des 49 collines de la ville. La topographie est impressionnante. Je me demande toujours comment ont-ils pu construire ces magnifiques maisons en plein milieu des pentes. Je suis aussi émerveillée par le brouillard, qu’un Internaute a surnommé Karl. C’est un personnage de la ville! Depuis Corona Heights Park (où l’on jouit d’une vue panoramique imprenable sur le centre-ville de San Francisco et Sutro Tower), on voit la nappe de brouillard déferler sur Twin Peaks comme une couverture douillette.

 

Vous avez un coup de foudre pour le coup de coeur de Marie-Joëlle Parent et vous prévoyez une escapade cet été? 300 raisons d’aimer San Francisco est en vente dans toutes les bonnes librairies ! De nouveaux titres seront d’ailleurs annoncés prochainement, stay tuned! 

Vous pouvez également suivre les aventures de Marie-Joëlle sur Instagram pour une bonne dose d’inspiration quotidienne.

 
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