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Tourisme de masse: destinations touchées et trucs efficaces

par The Storytellers MTL
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En 2020, voyager est plus accessible que jamais et le tourisme de masse n’est pas un mythe. En tant que consommateurs, nos choix ont plus d’impact que jamais et on remet souvent nos habitudes en question. De notre côté, même si on a réduit notre consommation de viande, nos déchets et l’énergie qu’on dépense, il reste un aspect important de nos vies où on se sent toujours tiraillé avec notre envie d’être plus écolo et une de nos passions: voyager.

 

tourisme de masse

Crédit photo: Kalisa Veer/Unsplash

 

En 2018, on comptait plus de 1,4 milliard de touristes sur la planète, en comparaison avec 25 millions dans les années 50 et 435 millions dans les années 90. À ce rythme, on prévoit qu’en 2030, nous serons plus de 1,8 milliard à parcourir le monde et à vouloir voir sensiblement les mêmes destinations. Face à la demande grandissante et concentrée dans les mêmes périodes, certains gouvernements n’ont d’ailleurs d’autres choix que de restreindre ou limiter l’accès aux touristes pour pouvoir préserver leurs lieux mythiques.

La préservation de l’environnement nous tient beaucoup à coeur et c’est pourquoi on veut faire le plus attention possible pour pouvoir continuer d’explorer la planète longtemps et que ce soit aussi possible pour notre mini-nous plus tard. En 2020, on veut donc choisir plus judicieusement nos destinations internationales et privilégier les endroits locaux durant les périodes achalandées. On en profite donc pour te partager nos réflexions et des informations pertinentes sur des destinations en demande pour t’aider à faire des choix plus éclairés toi aussi.

 

Une selfie jusqu’à quel prix?

Lieu de résidence de moins de 800 habitants, le joli village d’Hallstatt en Autriche reçoit plus de 10 000 touristes par jour. Souvent en vedette dans les livres et les émissions de voyage, Hallstatt semble être tout droit sorti d’un conte de fées grâce à son décor renversant entouré par les montagnes, au coeur des Alpes. Proclamée une des villes les plus instagrammables du monde, son allure féerique aurait même inspiré l’univers de la Reine des Neiges.

 

Hallstatt

Crédit photo: Daniel Frank/Unsplash

 

On pourrait croire que c’est fantastique pour l’économie locale du village, mais au contraire la majorité des touristes ne font que prendre d’assaut les rues pour y croquer un selfie, sans y passer la nuit, sans rien consommer ni encourager les commerçants environnants. Devant cette crise du tourisme de masse, le maire du village réduira l’accès aux autobus voyageurs à 54 par jour ainsi que les heures de visite à compter du 1er mai 2020. Malheureusement, de nombreuses familles ont déjà déménagé pour retrouver la quiétude d’antan dans d’autres régions, ne croyant pas que ces mesures modérées seront suffisantes pour retrouver leur qualité de vie.

À Hanoi, c’est près des voies ferrées qui traversent le centre de la ville que de nombreux touristes se rassemblent pour obtenir une photo instagrammable. En plus de mettre leur sécurité en danger, les attroupements bloquent aussi le train, entraînant le gouvernement à fermer des commerces environnants pour limiter les rassemblements.

 

Plus d’Airbnbs, moins de locaux

En Nouvelle-Orléans, le célèbre quartier français et le Garden District sont désertés par les locaux dû à la multiplication des Airbnbs réservés aux touristes. Toutefois, une nouvelle réglementation, entrée en vigueur en décembre dernier, interdit maintenant aux propriétaires ne résidant pas véritablement dans le bâtiment de le louer sur des plateformes du genre. Les locations de courts séjours dans les quartiers populaires ne seront plus tolérées non plus pour contrer ce phénomène. La multiplication des Airbnbs a également contribué à une inflation des loyers à Barcelone, où le nombre d’habitants a chuté de 50% en 2 ans à cause de la trop grande demande des touristes.

 

Nouvelle-Orléans

Crédit photo: Rosie Kerr/Unsplash

 

À la base, on choisit Airbnb pour avoir une expérience authentique, en se sentant comme chez l’habitant. Ça ne fait tout simplement plus de sens quand les locaux n’ont plus leur place et que les bâtiments sont transformés en logement Pinterest aseptisé pour plaire à ceux qui rêvaient d’un séjour authentique au départ.

 

Préserver des merveilles du monde

Comptant parmi les 7 nouvelles merveilles du monde, le Machu Picchu attire de nombreux  aventuriers chaque année, soit environ 6000 touristes par jour en moyenne.

Datant du 15e siècle et source d’admiration depuis, la cité inca logée au coeur des Andes figure sur la bucketlist de bien des voyageurs qui visitent le Pérou et Cusco principalement pour en faire la visite. Victime de son succès, le passage continu des touristes cause malheureusement l’usure de la surface en pierre. En mai dernier, pour éviter la détérioration des lieux, le gouvernement péruvien n’a donc eu d’autre choix que de limiter les heures de visite et l’accès aux touristes au temple du Soleil, au temple du Condor et à la pyramide d’Intiwatana.

 

Machu Picchu

Crédit photo: Jeremiah Berman/Unsplash


 

Trouver l’équilibre

Comment fait-on alors pour continuer à voyager sans trop détruire la planète qu’on aime tant explorer? Comment fait-on pour réduire le tourisme de masse? Comment fait-on pour préserver les plus beaux endroits du monde et encourager l’économie locale sans la détruire par notre simple passage? Comment les villes achalandées peuvent se faire davantage respecter sans s’appauvrir?

Certaines destinations populaires, comme Venise, comptent tout de même sur le tourisme pour survivre, il est donc encore plus difficile de cerner la ligne. Accueillant plus de 30 millions de touristes chaque année, il devient pourtant de plus en plus compliqué de profiter du pont Rialto, du Grand Canal et de la place Saint-Marc, tant il y a de monde.

Avec les prix des vols de plus en plus bas, si on veut continuer de pouvoir voyager, il faut nécessairement faire des changements et être plus conscient de nos décisions et de leurs impacts quand on voyage. Il n’existe pas encore de solution parfaite, mais en s’informant davantage sur les destinations qu’on veut visiter, en privilégiant le «slow travel» en restant plus longtemps au même endroit, en consommant local, en évitant les options polluantes dans les commerces et restaurants, en choisissant mieux les moments où on part et en optant pour des endroits moins visités si on part en plein milieu des vacances d’été, on peut contribuer à disperser les vagues de touristes, faire une petite différence et en profiter davantage par le fait même.

Qu’en penses-tu?

 

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